dimanche 24 février 2013

Visez la lune!!!


On a quand on est jeune une sorte d’énergie superpuissante. Elle est inépuisable.
Cette énergie te fait pouvoir crier, sauter, danser pendant des heures sans fin.
Cette énergie te rend invincible et t’enlève toutes tes peurs.
Elle te donne la capacité de faire des choses qui te paraissent normales à ce moment là. Jouer une pièce de théâtre devant 200 personnes sans avoir une seconde de traque. Sauter en rappel d’une montagne de 80 mètres de haut. Nager dans une mer agitée pour atteindre une crique perdue. Faire des treks inimaginables dans des endroits encore plus insolites. Dormir à la belle étoile sans se soucier des petites bêtes en tout genre qui pourraient venir te taquiner. Descendre des pistes de ski sans savoir vraiment skier….

(Remplissez ici le reste du texte à votre guise !).

Et quand les plus vieux te regardent et te demandent estomaqués par tes prouesses d’où tu sors ton énergie, tu les regardes avec incompréhension en leur répondant nonchalamment : « ben je ne sais pas moi ? » et tu passes ton chemin en route vers de nouvelles aventures.

Dans la plus part des cas, plus on vieilli, plus cette énergie diminue. On ressent lourdement qu’elle nous file entre les doigts. D’abord en retour de soirée. Après avoir bien dansé au même rythme qu’à nos 20 ans. Sur le coup, on se rend compte que nos pieds, notre dos ne tiennent pas comme il y a quelques temps. Le lendemain matin, les courbatures nous apprennent qu’effectivement les soirées deviennent difficiles avec l’âge. Ensuite c’est le manque de sommeil qui agit. Difficile de récupérer aussi rapidement qu’avant. Au début on met une petite nuit à retrouver le bon compte, ensuite 2, ensuite la semaine.

Puis petit à petit, la peur s’installe. On appréhende les conséquences de nos actes. On imagine le pire : « Et si je tombe ? Et si la corde lâche ? Et si je me fais mal ? Et puis demain j’ai travail et puis j’ai des responsabilités, et j’ai des enfants… et si,….. »

Cette énergie est aussi celle qui porte nos rêves. C’est grâce à elle qu’on se sent capable de relever tous les défis de la vie. C’est elle qui nous guide dans nos décisions pour notre avenir. « Je vais faire cette école et même pas peur si ca dure 5 ans, je sais ce que je veux ! » « Je vais arrêter mon école et je vais me lancer dans la peinture parce que je sais que je peux y arriver ». « Je ne ferais pas d’étude je veux directement monter ma société parce que je ne veux pas attendre d’avoir 29 ans pour me lancer dans la vie active. L’expérience vaut mieux qu’un diplôme ». Il n’y a que cette énergie qui nous donne la gouache pour tenir ce genre de discours. En général lorsqu’on commence à la perdre on résonne avec l’esprit : « tu sais les études c’est quand même bien, tu pourras toujours retomber sur tes pieds avec un diplôme en poche,….  Blabla blablabla discours de vioque ! »

C’est dommage de laisser cette énergie nous quitter. Sans même se battre pour la garder. Elle part, c’est comme ca, ca fait parti de la vie. Elle est là pour nous faire grandir, et quand on est grand elle a fait son travail, elle s’en va. Sans dire au-revoir. Un peu comme Nany McPhee.

Il y en a parmi nous qui « gardent leurs âmes d’enfants ». Eux ont réussi à l’apprivoisée et à la garder près d’eux. Ces gens là croient encore en leurs rêves et les réalisent encore et toujours. Ils sont portés par cette même énergie qu’à leurs dix-huit ans. Ils ont tout compris. C’est ça la vie ! Il faut croire en ses rêves. Même si ils paraissent irréalisables. Il faut y croire, encore et toujours, comme quand on avait pas travail le lendemain matin, comme quand on avait pas de responsabilité ni d’enfants. Il faut savoir sauter en rappel, à 80 mètres dans le vide… Parce que la vie en vaut la peine, elle est belle et courte. Profitons. Et pour finir une expression que j’adore :

« Reach for the moon and even if you miss, you will land among the stars.”

Bonne semaine à tous!

jeudi 21 février 2013

Si je cherche..... je trouve!

Ne jamais rien perdre ! Pas un bouchon de stylo bic, pas une chaussette en vacances, pas une tétine en ville, rien. Toujours tout avoir, retrouver, ne jamais rien égarer…. C’est maladif. C’est obsessionnel. C’est pathétique. Alors je passe mon temps à chercher. Et quand je n’ai rien perdu, je crois que j’ai perdu quelque chose et je retourne la maison. Sans jamais trouver pendant plusieurs jours. Ca me met les nerfs, je suis à bout, toujours nerveuse. Le sommeil léger parce que la quête ne s’arrête pas avec la lumière du soleil. Elle s’amplifie avec l’éclairage de la lune. Comme si mes yeux devenaient des lunettes de vues nocturnes. Comme si j’avais le dont de voir dans le noir. En bleu comme dans les films d’espionnage hollywoodiens. Ou bien comme si mes yeux avaient la capacité de détecter les ondes thermiques, si jamais l’objet de ma quête produisait de la chaleur ?

J’ai perdu et retrouvé un nombre incalculables de choses. Mais toujours avec une grande nervosité. Autrement ce n’est pas rigolo, hein !

Cette obsession provient de 3 histoires de mon enfance : j’écris allongée, je suis en pleine psychanalyse ici… Mais 3 histoires fortement marquantes ! Depuis minus, on m’appelle œil de lynx, parce que je m’imagine l’objet que je recherche et je le projette sur l’endroit de ma recherche… et je le trouve…

Mon frère avait reçu un superbe petit porte clé un jour. Ce jour même il est parti joué dans un gigantesque bac à sable. Le porte clé fièrement attaché à la boucle de ceinture de son jean. A l’heure de rentrer à la maison, panique…. Plus de porte clé. J’ai cordialement demandé à tous les enfants et parents présents dans le bac à sable de sortir pour que je puisse chercher pour mon frère et retrouver son objet devenu fétiche en l’espace d’un quart d’heure. Parce que bien évidement sans son porte clé reçu le matin même, la vie était devenue inenvisageable pour lui. Et moi du haut de mes 4 ans, je l’avais tout à fait compris. J’ai cherché, …. Dans tout le bac à sable, scrupuleusement, minutieusement… et je l’ai retrouvé. Œil de lynxxxxxx…

Mes parents devaient un jour faire renouveler des papiers d’identité. Mais nous n’avons jamais su pourquoi, impossible de remettre la main sur leur livret de famille. Ce livret a été perdu pendant plusieurs années. Peut être 10 ? Ca me hantait. Ou pouvait-il bien être ce fameux petit livret bleu auquel mes parents étaient si attachés ? De temps en temps la nuit je me levais et vidais les armoires de mes parents, pour essayer de le trouver. Jusqu’à ce qu’un jour, au lieu de réviser pour le bac, j’ai déplacé une armoire in-déplaçable et je l’ai retrouvé. Je me suis faite grondée parce que j’aurais sincèrement pu me briser le dos en essayant de la déplacer mais les larmes de soulagement coulaient tellement à flot sur les joues de ma mère que ma bêtise a bien vite été oubliée. J’avais 17 ans, œil de lynxxxxxx.

Le fait le plus marquant étant le jour ou ma mère avait perdu un billet de 200 francs. A l’époque une réelle fortune. Nous vivions dans un HLM à deux étages muni d’un système de vides ordures qui débouchait dans la salle à ordure de la cave commune… Beurk…
Les odeurs, les rats et bien entendu, la pénombre totale dans cet espace de 3 mètres carré.
J’étais à la maison, seule avec ma mère. En panique elle vient me chercher et me dit : j’ai cherché dans toute la maison et dans la voiture, il me manque 200 francs. D’un coup je lui dit : tu les as jeté dans le vide ordure. C’était sûr. Elle avait cherché partout. Sans les retrouver. Il n’y avait pas d’autres solutions que de descendre à la cave munies de lampes torches, avec nos bottes de pluies et des gants en latex rose pour faire la vaisselle…. OOOohhhh rien que l’idée d’aller chercher là-bas me flanquait grave les chocottes !!! hiiiiiiiiiii… mamaaaaannnn.. Mais nous y sommes allées. Une fois en bas, chacune sa poubelle sous le bras, nous y avons enfoncé lampe torches et mains avec un espoir fabuleux. J’ai vite compris que le toucher était primordial dans cette histoire. J’ai donc dit à ma mère que j’allais chercher à mains nues. Elle n’était pas du tout d’accord, mais elle n’a pas pu m’en empecher. Et au bout de 3 minutes et avec une chance inouïe, j’ai retrouvé le billet plié en 4 !!! Œil de lynxxxxxxx. J’avais 8 ans.

Depuis je perds et cherche encore…. Au grand désespoir de mon mari, à qui je n’avais pas raconté ce toc étrange que j’ai de perdre, vider la maison, retourner la maison, réarranger la maison, le jour la nuit etc… jusqu’à ce que je retrouve….

J’ai perdu, le stylo que j’ai acheté pour signer notre acte de mariage. Je l’ai retrouvé dans le bac à couvert dans le lave-vaisselle. J’avais dû le confondre avec un couteau. Au moins il était propre. Et mes hormones de grossesses ont pris une bonne engueulade de ma part ce jour là. J’ai perdu la casquette de ma fille que j’ai retrouvée 3 heures après ma promenade au parc monceau, perchée sur le grillage du parc au cas où je repasserai la chercher : merci les gens compréhensif de mon comportement obsessionnel de l’avoir mise à hauteur de vue pour que je la retrouve et puisse dormir tranquille.

J’ai retrouvé le doudou « nono » de mon fils qu’il avait jeté dans les allées de chez Picwic sans que je ne m’en rende compte (MOI !!!!!). Merci les gentils vendeurs de ne pas l’avoir mis en rayon et de m’avoir attendue à l’accueil avant de fermer le magasin pour la nuit. Merci de nous avoir donné la possibilité à tous de dormir tranquilles !

Oufff, j’ai perdu tant de fois les gourmettes de mes filles…. Et je ne les range toujours pas au même endroit. Je perds tous les jours au moins une fois par jour, soit mes lunettes de soleil sans lesquelles je ne vie pas, soit mes clés juste histoire de me mettre encore plus en retard que je ne le suis déjà pour aller cherche les filles à l’école.

Au début mon mari ne comprenait pas bien mes rituels, maintenant il anticipe ou participe… Il me met les tiroirs du buffet sur la table, pour que je les vides et va s’asseoir regarder le foot, en m’encourageant : « chérie, regarde là, si tu ne trouves pas le doudou de ton fils, je suis sure que tu as réussi à le faire rentrer dans le tiroir à papiers importants ! ».
Ca me fait rire, ca me détends, et juste pour le rituel, je cherche le doudou qui n’est vraiment pas à cet endroit. Mais pour avoir bonne conscience et être sure d’avoir regardé partout, je cherche dans cet endroit improbable, et souvent, encore très très souvent…. Je trouve !!!

Il arrive que mes parents m’appellent pour me demander ou ils peuvent bien avoir égaré un objet alors que j’habite à 500 kilomètres de chez eux. Et même au téléphone, je trouve…

Œil de lynx encore et toujours, mais je ne vous dit pas mon âge, à mon âge, ca ne se fait plus !

mardi 19 février 2013

Il y a des femmes qui,....

Il y a des femmes qui gèrent tout de front.

Parce qu’elles savent le faire,

Parce qu’elles ne peuvent pas faire autrement.

Il y a des femmes qui peuvent faire autrement,

Mais qui ne savent pas faire différemment.

Il y a des mères qui ne travaillent pas et gèrent tout toutes seules.

Parce qu’elles savent le faire.

Parce qu’elles aiment le faire.

Parce qu’elles ne peuvent pas ou ne savent pas faire autrement.

Il y a des femmes, mères, qui travaillent et gèrent tout toutes seules.

C’est comme ça…

Il y a des femmes qui,….

Moi je ne travaille plus, et ne gère rien seule.

C’est comme ça aussi.

Il y a des femmes qui font des choix, d’autres qui n’en font pas,

Et celles qui ne peuvent pas en faire.

Il y a des femmes qui voudraient faire des choix,…

Mais qui ne peuvent pas…

Qui sont les hommes derrière ces femmes ? Est-ce qu’eux ils ont le choix ?

Merci mon mari chéri, de partager nos vies….

 

mardi 29 janvier 2013

Instantanément vôtre...

La blogosphère est remplie de gens formidables. De gens avec lesquels d'un coup il y a un déclic. Quelque chose qui fait qu'on aime ces gens tout de suite.
Parmis mes perles rares, je vous présente: Sophie Gourion. Son blog: http://www.toutalego.com
Elle mérite qu'on la lise à chaque publication.
Je vous invite à aller la découvrir.

Elle propose des jeux d'écriture.
J'y ai participé pour la première fois.
Voici ma participation.

Bonne lecture...


Instantanément vôtre…

Instantanément je réponds au téléphone

Instantanément j’envois des textos

Instantanément je réponds à mes textos

Instantanément j’écoute mes messages vocaux

Instantanément je rappels mes contacts

Instantanément j’accepte mes invitations facebook

Instantanément j’actualise mon statut facebook

Instantanément je lis mon mur facebook

Instantanément je fais des commentaires facebook

Instantanément je participe aux vies des autres sur facebook

Instantanément je lis les tweets

Instantanément je poste un tweet

Instantanément je participe aux discussions twitter

Instantanément je lis mes mails

Instantanément j’envoi des mails

Instantanément je réponds à mes mails

Instantanément je lis la presse

Instantanément j’écoute de la musique

Instantanément je télécharge les nouvelles applications

Instantanément je prends des notes

Instantanément je prends des photos

Instantanément je partage mes photos

Instantanément je film

Instantanément je partage mon film

Instantanément je suis on line

Instantanément je suis off line

Instantanément je ne suis jamais seule

Instantanément, je suis toujours entourée.

Je suis ma vie virtuelle.

Mon moi intérieur, qui parle, cette petite voix que j’entends dans ma tête.

Mais quand je me retourne, assis à ma table de café,

Je regarde autour de moi et,

Instantanément, je me trouve seul.

Tous mes amis travaillent.

Je passe mes journées à postuler.

J’ai 27 ans, jeune diplômé,

A la pointe de la technologie.

Instantanément ma vie sociale dans ma tête pose la question à ma vie virtuelle :

Alors, qui a gagné cette manche ?

Instantanément, je quitte cette table de café, et je cours dehors.

Respirer la vraie vie.

Sociale 1. Virtuelle O.

 

 

 

lundi 28 janvier 2013

Au yoga, je viens avec mes propres positions!

Lundi soir il est venu avec son cours de yoga.
Lundi soir, moi je suis venue avec mes positions…(Soupirs….)

Il est 20 heures 30. Les enfants sont couchés. La maison à peine rangée, il faut trouver la force de se changer en des vêtements plus confortables, prendre la voiture et se rendre au complexe sportif. Mais par le froid et la lenteur des mois d’hiver, trouver la motivation d’y aller est franchement rude. La nuit est tombée. Le cours va commencer. Il faut y aller.
Les cours aux horaires d’avant sont renforcement musculaire, abdo-fessiers, LIA… Moi je n’aime que le yoga…Détente le premier soir de la semaine. Histoire de bien aborder le reste qui doit encore arriver.

Imaginez-vous une salle de danse avec un mur de beaux miroirs, un beau parquet.
Au milieu du mur de miroirs il y a une lampe ronde, posée par terre, ampoule face aux miroirs, qui diffuse de la lumière tamisée. La couleur de la lumière dépend de l’humeur de Vladimir, notre professeur de yoga… C’est souvent du rose…. Tout comme ma femme de ménage, Vladimir mériterait un billet à lui tout seul, mais là n’est pas le sujet.

A côté de la boule lumineuse, il y a un lecteur de CD. Lui nous enchante avec de la musique yogi. Zen. Enfin, tout est relatif. Encore faut-il pouvoir supporter cette musique pseudo relaxante. Je vous avoue qu’à mes débuts au cours de yoga, la musique me faisait horreur. (Comment vous dire… horreur, peur,…aaaahhhh, l’angoisse cette musique !). Je ne pouvais absolument pas du tout me concentrer sur les positions et l’acquisition de la respiration tellement je trouvais la musique nuisible à ma zen attitude. Bah oui, il faut aimer le didgeridoo accompagné de gargarisassions bi-syllabiques, les mantras, le gong qui sort de nulle part et d’un coup le petit rouge gorge qui vient chanter son petit cuicui répétitifs limite angoissant…

Tout ca pendant que Vladimir, se tord retord et se développe à l’envers, en appuis sur le coup avec les pieds à l’opposé de la tête et de ses mains. Je n’ai pas compris… Comment on arrive à l’envers ? « Vous pouvez baissez la musique ? Allumez la lumière qu’on voit un peu ce qu’il fait le Monsieur ? »

Heureusement que cela n’est pas le début du cours ! Lorsqu’on arrive, il faut faire des échauffements. J’adore les échauffements. On est allongé sur le dos. Les bras en croix. Et on tire un a un tous les muscles du corps pour les éveiller. Qu’est ce que ca fait du bien ! De cette manière, une fois par semaine, on prend conscience des muscles dont on ignorait l’existence…Pour ce faire, Vladimir nous susurre les noms des muscles que l’on doit étirer… au fur et à mesure. On démarre toujours avec la tête, les bras etc… jusqu'à la pointe des pieds. C’est un vrai cours d’anatomie le yoga… Vladimir : voix OFF, grave, limite baryton, dit sur le rythme lent des gargarisassions bi-syllabiques:  « ééééétireeeeeez les ischio-jambiers ». Tout le monde semble pouvoir/savoir le faire. La musique zen du CD est maintenant accompagnée de respirations profondes, limites animales provenant de tous les coins de la salle.

Moi je suis déjà assise : les jambes tendues, les bras les longs du corps et ma tête en girouette : Qui me montre où sont les ischio-jambiers ? J’ai pas compris ce qu’il a dit le Monsieur….mais je ne dis rien bien sûr, trop honte de déranger le cours et aussi de dire aux autres que je ne sais pas les étirer mes ischio-jambiers !

Ensuite on passe aux différentes positions que Vladimir a spécialement concoctées pour nous. Et là ce n’est pas du gâteau ! Les positions peuvent être vraiment très douloureuses. Très compliquées à réaliser. Celles que je déteste vraiment c’est celle de la chandelle. Lorsqu’on monte les pieds à la verticales au dessus de la tête et que tout le poids de notre corps repose sur les cervicales. Là moi je dis AIIIIEEE. En général, j’essaie. Je fais vraiment de mon mieux. J’y vais. Je m’y mets en chandelle…..Ouf, c’est lourd ! Alors on reste d’abord très, trop longtemps comme cela, histoire que tout le sang de l’intégralité de la longueur des jambes et du reste du corps descende bien à la tête. Les jambes sont alors très lourdes et cette position devient un réel calvaire...

Mais…voix OFF de Vladimir : « Et lentement faites basculer vos pieds looiin derrière votre tête. Jambes tendues, pieds flèèèxxxes. » Moi, au bout de 2 minutes sans bouger à écouter le didgeridoo se battre en duel avec le rouge gorge… à essayer de ne pas me mordre la langue en respirant parce que j’ai le visage écrasé par le reste de mon corps…. Je me rassois. Et comme je me suis fait super mal, je commence déjà les étirements de la fin du cours. Je m’assois sur mes genoux et je fais ce que j’appelle l’œuf. Oui parce qu’à part mes positions, j’ai aussi mon vocabulaire yoga… J’avoue, je n’ai pas la capacité de retenir ni des routines, ni des noms quand je suis à l’envers… mon cerveau n’enregistre rien d’autre que la bizarrerie de la position corporelle. Franchement, me demander en plus de mémoriser des noms trop étranges, là moi je dis STOP ! Bref, je suis recroquevillée sur moi-même et j’étire mes bras loin devant… C’est en général juste à ces moments que Vladimir se lève et marche lentement entre les participants au cours. Il les replace, les encourage, leur explique la position si ils ne la tiennent pas…Et moi je fais…l’OEUF….Vladimir me regarde, s’étonne, ne dit…. Rien… et passe son chemin… Et bien oui, imaginez-vous une salle remplie avec des corps à l’envers… et au milieu, un œuf… Ca doit faire étrange quand même. Je ne sais jamais si je dois pleurer de honte ou justement m’écrouler de rire. J’ai plus souvent très envie de rigoler...

Il y a eu des cours durant lesquels je n’ai tenu que la moitié des postures. Alors soit je suis restée assise dans la position de budha, soit j’ai fait des positions qui me plaisent et me font du bien. Et puis cela n’est pas très important. L’essentiel c’est de participer non ?

22 heures. Le gardien du complexe sportif rentre en trombe dans notre salle si endormie par les positions relaxantes du stretching final (là je participe à toutes les positions, j’adore le stretching, c’est mon truc ca… !).  L’heure est passée, plus ou moins rapidement selon le nombre de posture que j’ai réussi à tenir. Le gardien n’attend pas. L’heure c’est l’heure. Il allume la lumière et nous invite cordialement à rejoindre les vestiaires. Il ferme les volets avec un bruit assourdissant. Et Vladimir perd ses repères.

Voix ON : quoi c’est l’heure ? Voix OFF : merciiiiiiii….
Nous l’applaudissons. Et le saluons en espérant se retrouver la semaine prochaine.

22 heures 30. Je suis à la maison. Je ne peux plus bouger. Je suis aussi lourde que lorsque j’ai les pieds en l’air vidés de leur sang. Je m’allonge, limite toute habillée… et je m’endors lourdement sûre de me réveiller dans la même position !!! 

jeudi 17 janvier 2013

Mais où vont-elles ?

Le jeudi matin c’est ménage. Mais je ne le fais jamais seule. Ma wonder femme de ménage m’aide. Je pourrais écrire tout un billet sur elle tellement elle est rigolotte. Mais ce que je veux retenir ce soir, c’est le fait qu’elle donne des surnoms aux maisons dans lesquelles elle travaille. Quand elle m’a annoncé cela, j’ai eu un peu peur… Je me suis dit « ouuuuuuuh lalaaaa, qu’est ce qu’elle va encore me sortir ???? » mais j’ai osé. « Quel est le surnom de ma maison ? » Et elle m’a répondu : ‘Chez vous c’est « la maison à chaussette.’ ».

Vous remarquerez que j’ai omis le S final. Parce que justement la particularité de notre maison c’est que personne n’a de paire de chaussettes.

Je n’ai jamais réussi à garder mes chaussettes en paires. Déjà enfant chez mes parents, je me souviens que ma mère me demandait pourquoi elle n’avait jamais de chiffre paire de chaussettes à moi dans le panier à linge ? Je n’ai jamais su lui répondre ?

Ensuite lorsque j’ai pris mes premiers appartements, j’avais résolu le problème en jetant mes chaussettes dans des boites à chaussures. Il y avait donc un seul endroit ou j’avais le droit de mettre les chaussettes. Je me devais d’être stricte avec moi-même sur ce sujet douloureux.  Et puis, je n’ai acheté que des chaussettes de couleurs unies. C’était plus facile à gérer que les chaussettes de Punky Brewster. Pourtant, je les ai portées longtemps,… Mais là, ca n’était plus faisable. Blanc pour le sport, noir pour sous les pantalons.   

Aujourd’hui je suis à la tête d’une petite entreprise de 5 personnes, portant toutes des chaussettes. J’ai donc du passer un diplôme très difficile à obtenir : ‘le big family sock management’. Ce diplôme consiste à réussir à maintenir les paires dans les chaussettes ensemble. J’ai une technique très efficace. N’acheter que des chaussettes identiques ! J’ai bien appris quand j’étais plus jeune. Mon mari : que des chaussettes noires. Les filles : que les mêmes chaussettes mais chacune sa taille quand même. Pourtant il m’arrive quand même de mettre une 29/31 avec une 31/33,…. Malheureusement elles ne sont pas dupes. Pour mon fils : que des chaussettes grises… et pour moi que des petites chaussettes noires. Sauf que… je n’y arrive toujours pas ! J’en perds toujours autant. J’ai toujours des boites pour les chaussettes de chacun. Mais les chaussettes y dorment seules. Jamais à deux. C’est le fouillis total. Et cette gestion est vraiment un mystère pour moi. Je sais que je les achète par deux. Je sais que je mets les deux à mes pieds et ceux de mes enfants,…. Mais une fois portées et enlevées, je crois que les chaussettes ont une vie à elles. Bien réelle. Je crois que ma femme de ménage a raison. Ma maison est la maison à chaussette….

Dernièrement nous sommes allés chez mes parents. J’ai commencé à obtenir une part de réponse à ce mystère. Une preuve que les chaussettes vivent une vie parallèle.

En promenade avec ma mère et les enfants, ma mère a voulu sortir un mouchoir de sa poche. Et à la stupeur générale, en sort une chaussette ! Elle ne l’y avait pas mise ! Elle ne savait pas d’où venait cette chaussette à mon fils ! C’était juste… lunaire ! trop ‘strange’ comme moment.

C’est là que j’ai été un peu rassurée… Je pense que ma mère, secrètement, ne gère pas les chaussettes non plus.

Et puis ce mercredi mon marichéri a amené les enfants acheter des chaussures de sport. Les filles étaient emmitouflées dans leurs bonnets gants écharpes… Pour être plus à l’aise pour essayer les nouvelles chaussures, les filles ont tout enlevé. Gants bonnets écharpes. Elles ont acheté leurs chaussures… mais sur le retour, l’une de mes filles s’est mise à pleurer : « Papaaaaa j’ai mal aux pieds……. » Mon marichéri inquiet des réels pleurs de sa petite chérie lui demande : « mais pourquoi as-tu mal aux pieds d’un coup ? » et là notre fille lui avoue : « j’ai laissé mes gants dans les chaussures ! »

AH ! voilàààààà !!!!Je vais arrêter de me faire du mauvais sang sur ma mauvaise gestion des chaussettes. Je sais pourquoi je n'y arrive pas! C’est génétique ! Ma fille souffre du même problème, mais dérivé: elle perd toujours ses gants… Ca compte aussi les gants ! C’est comme les chaussettes non ? En tous les cas, nous sommes en difficulté pour les jours à venir.... Nous avons froid aux pieds!

vendredi 11 janvier 2013

PROCRASTINATING


En français cela veut dire tergiverser.
Tergiverser c’est limite philosophique comme mot.
Je n’aime pas comment ca sonne.
Ni la sensation que le faux-fuyant me donne.  

Mais le son du mot en anglais est tellement plus violent dans sa texture buccale.
Je trouve que ca augmente l’intensité de la définition.
PRO-CRAS-TI-NA-TING.
(Ici, fait un effort de prononciation, mets un patate chaude dans ta bouche please,.... Recommence en silence.)
Alors je « procrastinate » a fond.
Je laisse le temps s’écouler.
Je le regarde passer.
Des fois avec un plaisir malin.
Je regarde mes enfants grandir.
J’ai été là pour eux pendant tout ce temps.
Je tergiverse en anglais.
Des fois je « procrastinate » avec une folle angoisse qui me déstabilise au point de me faire tourner la tête.
Ca va trop vite, je vie trop lentement.
Le monde des « Et si,… » s’installe mais ca ne refait jamais mon monde en réalité.
Je tergiverse en français….

Aujourd’hui je cuve ma fièvre. Alors ca n’est ni du francais, ni de l’anglais c’est de la chimie.
H1N1 ca dit quelque chose à quelqu’un ?

Ceci dit, la fièvre faisant délirer, j’adore me retrouver à avoir des projets fous…
Qui sait, peut être que cette tergiversation chimique me sera productive ?